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IMPRIMER Dernière mise à jour: 18/11/2011
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Le cœur de Beg-meil balance
Petite cité balnéaire du Finistère sud sur la commune de Fouesnant, avec ses kilomètres de plage et sa célèbre cale, Beg-meil a de quoi faire rêver les baigneurs.

A Beg-meil, si ce n’est aux plages, toutes les routes mènent à la cale. Dans ce petit bourg rattaché à la commune de Fouesnant, les grands axes épousent les côtes, du port à la pointe sud.

Au départ, Beg-meil est le nom de l’avancée de terre qui sépare les 2 façades côtières du site. De part et d’autre, les plages se succèdent de façon quasi continue. Face à Concarneau, à l’abri de la baie de la forêt, l’endroit était donc idéal pour une communauté de pêcheurs. Le port du bourg, la " cale ", se passe d’ailleurs de digues. Il tire parti du site naturel, une plage abritée. A Beg-meil, le gros du " bâti ancien " date de la fin du XIXe siècle. La rue des Glénan, qui rassemble de nombreuses commodités et fait office de centre commerçant donne directement sur le port.

Avec les constructions d’après-guerre, le bourg s’est aussi étendu " côté terre ". Le long de petites routes boisées, les promeneurs peuvent profiter du coup d’œil sur les jardins des maisonnettes. L’hortensia est partout.

Plus inattendu, une cidrerie s’est fait une place en plein champ. Depuis 1989, Beg-meil produit un cidre d’appellation d’origine contrôlée (AOC) " cidre de Cornouaille ". Le propriétaire de la cidrerie, Claude Goenvec, l’a baptisé Menez Brug.

Cependant, les chemins de Campagne ont beau être appréciés des cyclistes, à Beg-meil, définitivement, on reste tourné vers la mer.

Bien sûr, comme le déplorent les 2 marchandes de poisson de la Cale, l’activité du port n’est pas à la hauteur du passé. En 1976, 27 bateaux travaillaient à Beg-meil à l’année. Aujourd’hui, le Rémora et le Phœnix sont les seuls à prendre la mer. Leur pêche fournit largement l’étal de vente directe tenu par la mère et l’épouse respectives des capitaines. Du lundi au samedi matin, les maquereaux, merlans, tacots, sardines, tourteaux, étrilles et homards de ces dames attendent donc preneurs. En prime, Françoise et Marie informent volontiers sur la marchandise : le temps de taquiner un homard, le curieux apprendra que le chinchard est le poisson le plus vitaminé, le merluchon celui qui a le moins d’arêtes et le touriste une espèce bien étrange observable seulement à partir de la mi-juillet.

Alors certes, on est désolé d’apprendre que les marins-pêcheurs de la cale ne trouvent pas de successeurs et cesseront bientôt leur activité. Cependant, à considérer l’animation quotidienne du port, on a tôt fait de se consoler. Entre l’école de voile, l’école de plongée et l’office du tourisme, les raisons de s’attarder ne manquent pas. Sans compter que de chaque côté du quai, c’est la plage… En été, l’endroit est un mouillage apprécié des plaisanciers.

Quant à ceux qui ne se contenteraient pas de ces attraits, ils sont libres de partir… pour les Glénan. Une liaison est assurée tous les jours à 10 h et 14 h avec l’archipel.

Pour ceux qui voudraient s’aventurer hors du port sans pour autant prendre le large, l’office du tourisme a encore une réponse : les sorties nature. La promenade commence au départ du chemin creux, au-dessus du port, direction les plages de la pointe de Beg-meil, au sud. En route, les grives et mésanges sont au rendez-vous. A l’arrivée ce sont les dunes de la plage de Kermyl et ses mouettes ou huîtriers. La flore, du rhododendron des bords de route aux oyats des dunes, est elle aussi couverte par la visite. Sur la plage, l’abondance des laminaires et des goémons que dépose la marée témoigne de la vitalité de l’environnement marin. Ici, les algues vertes sont rares. On se souvient encore d’ "années terribles ", mais cet été encore, la saison s’annonce sous de bons augures. Seule ombre au tableau, le pavillon bleu obtenu l’année dernière n’a pas été réattribué. En cause, les galettes de pétrole du Prestige. Pour le touriste cependant, rien n’y paraît. Ratissé deux fois par semaine par des tracteurs, le sable est plus blanc que blanc.

Pour conclure sa journée, le visiteur pourra en revanche se livrer à un dernier test, en terrasse celui-là. A bout de forces, il trouvera dans la pause crêpe un remède éprouvé par les âges.
Soïg Salaün


Au Bon accueil

L’été, trouver un hébergement à Beg-meil n’a rien d’un casse-tête. Du camping à l’hôtel, il y en a pour tous les goûts. Arborant leurs 2 étoiles, les petits " hôtels de caractère " se distinguent chacun à sa manière : vue sur la mer, piscine chauffante… il va falloir choisir.

Dans cette compétition, avec un simple classement " hôtel de tourisme ", sans aucune étoile, l’établissement " Le bon accueil ", installé en face de l’hôtel de Bretagne, paraît bien démuni. Mais c’est sans compter sur Denise et son bar. La propriétaire de l’hôtel, qui le tient de ses beaux-parents, y travaille depuis 1963. Aujourd’hui, son mari est décédé et elle assure seule la tenue de la maison. En renfort, l’été, Denise peut toutefois compter sur sa fille. Venue directement du Mexique où elle a suivi son mari, Julie n’est pas de trop pour s’occuper des 14 chambres. Avec le renforcement des normes européennes, le restaurant a dû fermer et seul le petit déjeuner continue d’être assuré. Il n’empêche qu’à deux, même dans la bonne humeur, s’occuper à la fois du linge, du ménage et de la cuisine n’est pas de tout repos. Début juillet toutefois, les clients ne se bousculent pas. Mais qu’on ne s’y trompe pas, l’hôtel a ses fidèles, souvent depuis des années, et cela suffit à faire tourner le commerce familial.

Par ailleurs le bar, ouvert à l’année, est devenu le rendez-vous des retraités de la pêche et de la marine marchande.

Fille de pêcheur, Denise sait y faire avec cette clientèle de vieux habitués. Ici, on parle volontiers breton et les noms des bons endroits où poser ses casiers se murmurent. Derrière son comptoir, vaquant d’un client à l’autre, Denise récolte les confidences et annonce les dernières nouvelles. Le mystère du déplacement des pompiers de la veille a été élucidé, les chataîgniers sont malades et ce pingre de Pierre réclame à Glenn une étrille par mètre de fil qui lui a été demandé… Spectacle garanti tous les jours entre 11 h et 12 h, avant le jeu de boules et les cartes.

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