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IMPRIMER Dernière mise à jour: 18/11/2011
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Morlaix bâtit son avenir
En 2006, la cité du Viaduc s’offrira une entrée de ville flambant neuve rue de Brest, avec un projet immobilier ambitieux et la création d’une place faisant honneur au Théâtre. De plus, la CCI veille sur la transformation de la Manu en quartier de ville multiactif.

Ce qui ne l’a pas tuée l’a rendue plus forte. La cité du Viaduc vient de vivre des années difficiles. Cette période lui a cependant permis d’en finir avec une certaine forme de dépendance envers un nombre limité d’activités : l’électronique de défense et la Manufacture des tabacs. Aujourd’hui, les symboles s’inversent. La Manu, dont la lente agonie aura ému les Morlaisiens va revivre, autrement. Ses superbes bâtiments, qui bordent le port de plaisance, sont désormais voués à accueillir un nouveau " quartier de ville ". C’est le vœu le plus cher du directeur de la Chambre de commerc et d’industrie de Morlaix, Jacques Grésil, qui suit ce projet avec une attention soutenue. " L’objectif était d’empêcher la constitution d’une friche industrielle. Nous allons, au contraire, créer un lieu de vie et donner par la même occasion un coup de pouce à l’économie morlaisienne ", explique-t-il. L’accent est mis sur la multiactivité. Cinq opérations ont déjà été réalisées : implantations du département Gaco (Gestion administrative et commerciale des organisations) de l’IUT de Brest, de la cellule de surveillance de l’Internet de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes et de l’éditeur Skol Vreizh, auxquelles s’ajoute celle de deux ensembles de logements.

Pour l’heure, 4 000 m2 ont été vendus sur un total de 30 000 m2.

" Nous espérons voir l’ensemble des locaux affecté d’ici à 2007-2008, indique Jacques Grésil. La CCI n’a pas vocation à demeurer propriétaire, sauf éventuellement pour ce qui est du futur hôtel d’entreprises qui correspond à notre cœur de métier. " Une première tranche de démolition a été opérée (sur plus de 4 500m2) et il a été procédé à l’incontournable installation des réseaux. Le prochain chantier concernera la partie ouest de la Manu. Les travaux devraient débuter au printemps 2005. L’idée d’un complexe cinématographique n’est pas complètement abandonnée, tandis que se profile un projet de bowling-squash-billard. En tout état de cause, la CCI se veut porteuse d’une " opération de partage " dont le mandataire est la Société d’aménagement du Finistère (Safi), le cabinet d’architectes retenu étant l’Atelier Novembre.

Place du Théâtre
Il faut se glisser sous les arches du Viaduc et contourner l’hôtel de ville pour découvrir un chantier au moins aussi important, et actuellement plus spectaculaire : la requalification de la rue de Brest, un serpent de mer qui a fini par pointer le bout de sa langue puisque le projet initial remonte à la mandature d’Arnaud Cazin.
Le futur aménagement de cette entrée de ville, site d’implantation du théâtre du Pays de Morlaix, représente un projet majeur pour la Ville de Morlaix, tant en termes d’habitat que de requalification urbaine. L’opération comprend d’une part la réalisation d’un programme immobilier, d’autre part l’aménagement d’espaces publics, la future place du Théâtre notamment.

44 logements et 4 commerces
Le programme immobilier sera réalisé et commercialisé par la société Nexity groupe George V. Le permis de construire devait être délivré ces jours-ci. Ce programme comprend deux immeubles de part et d’autre de la future place, avec rez-de-chaussée + trois niveaux + combles, d’une hauteur de 15 m côté rue de Brest et de 16,40 m à l’arrière, côté Queffleuth. Il prévoit 44 logements en accession à la propriété et en location, quatre locaux commerciaux d’une hauteur de plafond de 3,65 m et 35 places de parking à usage privé. De nombreux appartements bénéficieront de terrasses et balcons.
De son côté, le projet d’aménagement prévoit la création d’une place publique formant parvis devant le théâtre. Le Queffleuth sera mis en valeur après démolition de la dalle. Des cheminements piétons seront tracés le long des berges. Des travaux de démolition ont déjà été réalisés. Ils concernaient les immeubles n° 26 à 34 de la rue de Brest, face au théâtre, et une partie de la dalle couvrant le Queffleuth. Le parking à l’arrière de la rivière fait l’objet d’un réaménagement provisoire.

" L’objectif premier de la ZAC est de revitaliser la rue de Brest. Le théâtre représente à cet égard un point d’accroche, un élément structurant ", explique Ronan Jouan, à la Semaeb. " Le programme immobilier de George V constitue l’autre point fort de la ZAC ", poursuit-il. Autres enjeux majeurs, aux sujets desquels la population pourra se prononcer : la part à réserver au stationnement et la nature de la dimension paysagère.

Les réflexions des experts ont été conditionnées par de nombreuses contraintes (importante circulation d’entrée de ville, présence de la rivière et risque d’inondation, impératif esthétique imposé par la proximité du théâtre). " La place ne sera pas surélevée, pour faciliter l’écoulement des eaux en cas d’inondation ", précise le responsable du service urbanisme de la Ville de Morlaix, Martial Bertrand. Les rez-de-chaussée seront donc inondables. Ce risque, qui est partagé par une grande partie des commerçants du centre ville de Morlaix, est atténué – au moins dans ses conséquences – par le fait que les rez-de-chaussée bénéficient d’une hauteur de 3,65 m sous plafond. " De quoi prévoir une estrade de un mètre qui correspond à la cote centenale ", indique Martial Bertrand.

Les Morlaisiens consultés
Pour ce qui est des espaces publics, et notamment de l’ordonnancement de la place du théâtre, le timing est propice à l’étude sereine. " Rien n’est figé, constate Martial Bertrand. Nous ne pouvons pas intervenir sur la place tant que le gros œuvre du programme immobilier n’est pas fini. Nous avons au moins un an devant nous. " Une certitude toutefois : " Ce sera une place piétonne ", affirme le responsable du service urbanisme. Sera-t-elle minérale – c’est un peu trop souvent le cas à Morlaix – ou végétale ? Pourquoi pas un regain d’espaces verts si près du cœur de ville, qui serait conjugué à une libération de l’eau, celle du Queffleuth en l’occurrence ? La réponse appartient aux Morlaisiens qui seront invités très prochainement à s’exprimer. Le début de la commercialisation du programme immobilier est prévu pour janvier 2005. Les travaux devraient commencer à la mi-2005. L’aménagement des espaces publics et la livraison des immeubles sont prévus pour 2006.
Olivier Boyer

 

Michel Le Goff, maire de Morlaix

" Travailler pour demain "

Le Progrès-Courrier : La reconversion de la Manufacture des tabacs et la requalification de la rue de Brest témoignent-elles d’un vrai renouveau morlaisien ?

Michel Le Goff : Il faut rétablir les choses. On parle rarement de ce qui se passe bien. Il y a certainement des dossiers assez lourds à gérer, mais il existe aussi des entreprises qui naissent ou se développent. Le Télégramme est une entreprise florissante. Brit’Air a son siège social à Morlaix. Son centre de formation Icare connaît un succès indéniable.

Giannoni-Sermeta est en pointe sur le marché des échangeurs thermiques. Le Centre de ressources techniques (CRT) Métrologie offre une compétence reconnue dans le domaine du contrôle industriel. La taxe professionnelle générée sur la communauté d’agglomération a augmenté de 10% cette année. Cela dit, il ne faut pas se reposer sur ses lauriers. L’essentiel est de travailler pour demain en préparant des alternatives.

L’image d’un Morlaix en difficulté est-elle donc infondée ?

Certains se sont en effet construit une image de Morlaix qui ne reflète pas la réalité. Il y a souvent décalage. Des projets ambitieux et audacieux ont pu être menés à bien parce que les collectivités locales les ont soutenus à un moment donné. Nous sommes là pour accompagner et aider à faire. Nous avons un handicap géographique, mais aussi des atouts réels en matière de qualité de vie, de dynamisme. Il y a ici des " self made men ", Alexis Gourvennec, Xavier Leclercq, Jo Le Mer... Je ne suis pas résigné du tout.

Vous avez joué, en termes d’image, la carte de la culture.

Oui, la décision de rouvrir le théâtre a contribué à positiver notre image. Il existe ici une authentique vie culturelle, perçue comme un peu exceptionnelle. Morlaix est un lieu culturel fort en Bretagne.

Le théâtre est d’ailleurs au cœur du projet de la rue de Brest.

La requalification de la rue de Brest va permettre d’ouvrir la vision sur le théâtre. Cette rue était très marquée négativement, avec quelques logements de mauvaise qualité, une activité commerciale rétrécie. C’est le projet majeur de ce mandat, en matière d’urbanisme. La ville s’était vidée d’un certain nombre d’activités et d’habitants. Sur Morlaix, les choses changent, il y a une évolution permanente, la municipalité l’intègre dans ses projets.

Morlaix séduit donc à nouveau ?

Il y a un regain d’intérêt pour les villes comme la nôtre. Pendant des années, nous avons eu toutes les peines du monde à vendre des lotissements communaux et faire venir des promoteurs immobiliers. Depuis 1997, nous avons lancé des lotissements et ça marche. Morlaix bénéficie d’un environnement privilégié. C’est une ville à taille humaine qui offre de nombreux services de qualité : hôpital, lycées, enseignement supérieur… Nous possédons les outils pour être attractif, l’activité culturelle participe de cela. Morlaix est devenue une destination prisée pour les retraités. Le site est idéal pour des gens qui ont envie de vivre autrement. L’enjeu est de garder les jeunes et de recruter de nouvelles entreprises.

Pour cela, il vous faut développer l’enseignement supérieur.

Le département Gaco (Gestion administrative et commerciale) a été mis en place en 2000 par l’IUT de Brest. Nous avons pris rang pour un second département (Services et réseaux de communication). Morlaix compte de nombreux BTS : maintenance et exploitation des matériels aéronautiques, technico-commercial, gestion et protection de la nature.... Nous espérons par ailleurs pouvoir développer des formations de niveau licence dans le cadre du LMD (licence, mastère, doctorat),

La baisse démographie est-elle endiguée ?

Il y a trente ans, notre ville comptait 23 000 habitants. Aujourd’hui nous nous situons entre 16 000 et 17 000. Depuis deux ans la démographie s’est stabilisée. Il y a un effet de palier. Le développement de plusieurs lotissements et la mise à disposition de nouveaux logements nous redonnent l’opportunité de regagner des habitants dans les deux prochaines années. Nous avons recruté une chargée de mission responsable de la requalification de l’habitat ancien en centre ville. Morlaix s’est dotée d’une Zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager (ZPPAUP) qui offre aux investisseurs la possibilité de défiscaliser totalement les travaux entrepris à des fins de location sur des immeubles classés d’intérêt public.

Quid du potentiel touristique ?

On peut faire largement mieux dans ce domaine. Le tourisme est une activité économique à part entière qu’il faut professionnaliser. Nous devons être en mesure de proposer une offre globale.
Propos recueillis par Olivier Boyer


La seconde vie de la Manu
La CCI de Morlaix est le maître d’ouvrage du projet de reconversion de la Manufactures des tabacs. L’organisme consulaire s’est porté acquéreur auprès d’Altadis de cet ensemble en février 2001 et a créé un comité de pilotage où les collectivités locales siègent aux côtés de l’Etat.

La manufacture des tabacs de Morlaix, édifiée entre 1736 et 1740, a stoppé pour de bon les machines il y a quelques jours. Il n’y avait plus alors dans les murs qu’une quarantaine de salariés d’Altadis (autrefois baptisée Seita), employés à la fabrication de cigarillos. Morlaix a donc tourné la page, mais avec une bouffée de nostalgie, et de regrets. Cette activité employa à son apogée près de 1 800 ouvrières sur le site. Elle ne cessa ensuite de décliner, jusqu’à l’incendie du 15 octobre 1995 qui prit l’allure symbolique d’un arrêt de mort. Ce n’est pourtant que trois ans plus tard, après reconstruction, que Altadis annonça sa décision de fermer l’établissement. Ici, la production des cigarettes, cigares et cigarillos a vécu, mais restera dans les mémoires.

Multiplicité d’usages
Demeure un ensemble de bâtiment prestigieux, s’ouvrant sur le port de plaisance, qui ne demande qu’à revivre, avec la bénédiction du viaduc… et des acteurs économiques et politiques locaux. La CCI de Morlaix est le maître d’ouvrage du projet de reconversion de la Manu. L’organisme consulaire s’est porté acquéreur auprès d’Altadis de cet ensemble en février 2001 et a créé un comité de pilotage où les collectivités locales siègent aux côtés de l’Etat. En septembre de la même année, le ministère de la Culture a classé Monuments Historiques les bâtiments du XVIIIe sièclesen totalité, l’installation de râpage du bâtiment H, les cases à raper du bâtiment J et la " cathédrale " avec sa charpente en béton. Face à cet enjeu, chacun s’est positionné fortement. " La manufacture s’est caractérisée jusqu’à nous par une mono-utilisation. Aujourd’hui, le but est différent. La volonté d’ouverture oblige d’y organiser une multiplicité d’usages ", expliquait à l’époque Jacques Feunteuna, président de la CCI. Pour Jacques Grésil, directeur de la chambre, la manufacture " a vocation à devenir un véritable quartier, qu’il s’agit d’ouvrir sur la ville et d’utiliser de manière diversifiée. Des solutions sont en train d’être trouvées pour assurer ce transfert dans la cohérence, soit à des acquéreurs privés, soit à des services publics. " Quant au maire de Morlaix, Michel Le Goff, il appuie naturellement la démarche. " Le projet doit être à l’échelle du département. Et puis, ici, l’enjeu est important. Dans cette ville, on est tous plus au moins de la Manu. "

La nouvelle Manu a déjà accueilli le premier département d’IUT de Morlaix (Gestion administrative et commerciale des organisations), projet porté par la communauté d’agglomération. Un espace complémentaire est prévu pour une extension au profit d’un second département IUT (services et réseaux de communication). Le site de la Manu abrite déjà la cellule de surveillance de l’Internet de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la repression des fraudes du Finistère. Les éditions Skol Vreizh y sont également installées. En revanche, la brasserie Coreff a décidé de ne pas demeurer sur le site.

Côté culture, la création d’un musée du tabac apparaît comme une évidence. L’intérêt de certains équipements (moulins à poudre, cases à raper…) rend incontournable leur présentation au public. Autre projet : une Cité des artistes, structure ouverte pouvant accueillir surfaces d’expositions, spectacles et animations, services aux créateurs… La Manu devrait par ailleurs accueillir un hôtel d’entreprises, seule composante du projet que la CCI pourrait gérer en direct. L’implantation d’un bar restaurant est également envisagée. Enfin, celle d’un ensemble de cinémas n’est pas exclue, même si cela se fera sans le Rialto.

Entrée de ville
Le schéma directeur, rendu public en mai 2002, a fixé les grandes orientations du renouveau de la Manu, devenue futur " quartier de ville ". Il est apparu souhaitable de " traiter ce lieu comme une entrée de ville, par une requalification de la place Edmond-Puyo ", indique le document. Ceci implique l’aménagement piétonnier au moins partiel du quai du Léon et la création de parkings au nord et à l’ouest de la Manu. Par ailleurs, notent les auteurs du schéma directeur : " La cour centrale et les édifices périphériques datant du XVIIIe siècle bénéficient de la protection des Monuments Historiques. Leur caractère exceptionnel devra être traité avec la plus grande attention. " D’ici à 2007-2008, la CCI espère que le processus d’affectation des différents espaces sera achevé. Le mandataire de l’opération est la Société d’aménagement du Finistère (Safi).
O.B.

 

Alain David, adjoint au maire chargé de l’urbanisme

" Un bel exemple "

Le Progrès-Courrier : Pourquoi le projet de la rue de Brest est-il si important ?

Alain David : La rue de Brest a été l’un des secteurs les plus dynamiques de Morlaix dans les années 1950, avec la rue de Paris et l’hypercentre. Il y avait les garages. C’est là qu’était la richesse. Dans notre projet politique, nous avons une volonté plus vaste de revitalisation du centre-ville. L’objectif est de redonner vie aux immeubles vacants et aux vitrines vides. Les bâtiments du XIXe, présentent des façades homogènes et de bonne qualité. Ils offrent généralement des volumes intéressants. Le cas de la rue de Paris s’intègre lui aussi dans une réflexion globale sur le centre-ville. Il y a des mètres carrés libres. L’idée serait d’y développer un logement social de qualité. En périphérie, la redynamisation s ‘est manifestée par la création de plusieurs lotissements : Léonard de Vinci à la Vierge Noire, Keroc’hiou à Ploujean. De nouveaux développements sont en cours sur Langolvas avec le futur lotissement de Pen Lan à Coat Congar (30 lots dans un premier temps), ainsi que dans la proximité du bourg de Ploujean.

En quoi le projet de ZAC rue de Brest est-il exemplaire ?

Il conjugue plusieurs problématiques. Le centre-ville doit regagner des habitants. Il existe une certaine sous-occupation des logements rue de Brest : Morlaix est une petite ville très bien équipée qui a perdu des habitants. Le nombre de ménages augmente alors que la population continue de baisser. Cette nouvelle ZAC peut servir de locomotive, inciter à un regain de l’initiative privée. Globalement, dans toutes nos opérations, nous poursuivons un objectif de mixité sociale.

Pourquoi la concrétisation de ce projet a-t-elle tant tardé ?

Quand nous sommes arrivés aux affaires, en 1995, nous avons demandé que le projet soit revu. Il ne nous convenait pas en l’état. Le lancement du projet a ensuite était retardé à plusieurs reprises, d’abord à la suite de l’incendie du squat de la rue de Brest, puis à cause des inondations catastrophiques qui ont provoqué la révision du PPR-I, le plan de prévention des risques inondations. Notre objectif est de combiner différentes actions dans le cadre de la ZPPAUP (zone de protection du patrimoine urbain et paysager) : revitalisation du centre- ville, requalification de la rue de Brest, campagne incitative de ravalement des façades entreprise avec le concours de la coloriste Béatrice Taburet… Nous voulons trouver une cohérence à tout cela. L’urbanisme permet de développer une vision transversale, de prendre du recul, d’apporter une dimension pédagogique. Après plusieurs faux départs, on voit le bout du tunnel, rue de Brest. Le centre-ville est en train de retrouver toute son importance. Ça me ramène quelques années en arrière. On n’a pas l’occasion de rajeunir tous les jours. Rue de Brest, rue de Paris, rue Villeneuve, nous mixons habitat et activités. Je crois que ça va être un bel exemple.
Propos recueillis par Olivier Boyer

 

René Peilloux, directeur du théâtre de Morlaix

" Construire un public "

Le Progrès-Courrier : qu’attendez-vous du projet de ZAC ?

René Peilloux : Dans sa configuration actuelle, le théâtre dispose d’une façade très discrète. Il n’y pas de colonnades, aucune mise en valeur, pas de recul. On peut passer devant sans s’en rendre compte.

Second problème : les conditions d’accueil du public. En cas d’affluence, les gens se retrouvent massés sur le trottoir. J’aimerais que l’on puisse faire vivre la façade au rythme des saisons théâtrales, au moyen d’un éclairage extérieur qui permettrait de redécouvrir le bâtiment tous les quatre mois. Il serait bon de faire vraiment signe aux habitants que ce théâtre est là.

En attendant, comment le théâtre vit-il sa renaissance ?

Le théâtre a rouvert en décembre 2002. Mes deux missions sont de diffuser les spectacles et de contribuer à leur fabrication. Je souhaite accueillir des équipes diversifiées. Notre projet artistique est exclusivement dédié au théâtre, mais en variant les plaisirs. La salle est parfaitement adaptée aux spectacles fondés sur l’intimité avec le spectateur. Jusqu’en 1996, en revanche, le théâtre avait accueilli aussi bien des variétés (Michèle Thor, Guy Bedos), que des spectacles de fin d’année des écoles ou des remises de médailles. Qui n’a pas joué ou dansé sur la scène du théâtre de Morlaix ? Le lieu est aimé des Morlaisiens. Ils se le sont appropriés. En le rouvrant, on a répondu non à un certain nombre de demandes.

Quels sont vos options personnelles ?

J’ai choisi de travailler tout au long de l’année et de la diviser en trois volets de quatre mois. Cela permet une plus grande réactivité. Quand une compagnie crée en début d’année, elle ne peut jouer que chez son coproducteur et perd une saison. Notre organisation est plus souple. J’ai vu un spectacle en février, il m’a plu, je l’ai accueilli en mai.

Autre idée force : ne pas fonctionner par abonnement. Tant pis pour le confort de trésorerie. Il faut construire un public, tisser des liens à long terme. Nous devons être assez forts pour aller chercher les gens. A chaque nouveau spectacle, il faut convaincre.
Propos recueillis par Olivier Boyer

 

Renaissance d’un trésor culturel

Le théâtre du Pays de Morlaix a été officiellement rouvert le 12 décembre 2002, près de sept ans après sa fermeture pour impératifs de sécurité. La coupole du toit s’était affaissée de plusieurs centimètres. La rénovation a été très largement subventionnée : Conseil général, Conseil régional, ministère de la Culture, fonds européens. Ce théâtre à l’italienne a vu le jour en 1888, sur l’emplacement de la sous-préfecture, grâce au legs effectué par un homme politique local, le comte Ange de Guernisac, à la Ville de Morlaix. Un an suffit à la maison Henri Diosse et fils de Lyon, spécialisée dans la fourniture de théâtres " clés en main " pour construire et aménager le bâtiment. " Sur une parcelle difficile en parallélogramme, le plan de l’architecte Charpentier s’avère rigoureux et très adroit ", commente Actualité de la scénographie (janvier 2003) qui poursuit : " La façade est sobre, assurant une expression urbaine monumentale tout en respectant la position sur la rue de Brest. La salle a la même rigueur de composition. "

 

La rue de Brest d’hier à aujourd’hui

Dans les années 1950, se souvient Jacques Crépin à la CCI de Morlaix, " rue de Brest, il y avait des garages " : Simca et Renault-Huitric, notamment. Mais aussi un autre établissement, made in USA celui-ci, équipé d’une station service et dont l’enseigne était fameuse à l’époque : Caltex (comme California Texas), situé en face de l’actuel Intermarché. D’autres lieux clés remontent à la surface : l’Hôtel-restaurant de la Poste avec le bar L’Estaminet, la Maison de la presse. " C’était une rue très animée. En ce temps-là, les zones d’activités n’existaient pas. Les commerces de gros étaient en ville : quincailliers, épiciers, marchands de vin… ", expliquent Jacques Crépin et Philippe Bozellec, également membre de la CCI. Il y avait aussi les transports Berthemet (messagerie, déménagement). " Le centre ville abritait alors de nombreuses activités de négoce. Aujourd’hui, elle accueille plutôt des services et du commerce de détail. " L’activité " forte et variée " de la rue de Brest a décliné avec les transferts en périphérie d’une partie des principaux acteurs commerciaux. Les concessions automobiles ont pris la direction de la Croix-Rouge. Côté supermarchés, la rue de Brest a volontiers pratiqué le jeu des chaises musicales. Tout le monde se souvient du porche de l’ancien Leclerc, relocalisé depuis en périphérie, et plus encore de la pente au sortir de ses caisses qui risquait de transformer les caddies de victuailles en wagonnets fous au débouché d’un tunnel minier. Un peu plus loin du centre, toujours sur la rue de Brest, Intermarché a succédé à deux précédentes enseignes : Stock puis Champion. Dans le cadre du projet de ZAC, Jacques Crépin verrait d’un bon œil la création de nouvelles places de stationnement. Rien ne vaut en effet un agréable cheminement piéton pour parvenir en douceur au cœur de la cité du Viaduc.
O.B.



Marthe Le Clech raconte...

La très active vie commerciale passée de la rue de Brest est soigneusement retranscrite au fil des ouvrages de Marthe Le Clech (1). Impossible d’être exhausif dans ces colonnes. Il nous faudrait reproduire l’ensemble des pages érudites de l’historienne morlaisienne. Il est certain que la rue qui nous intéresse ici fut riche en travaux d’impression. " En 1873, la librairie et l’imprimerie Haslé sont transférées au 36 rue de Brest dans l’immeuble que Monsieur Joncour a loué à Monsieur et Madame Haslé, par bail du 25 octobre 1873 ", écrit Marthe Le Clech. On trouve également trace d’un journal Ar Wirionez (La Vérité), dont Madame Haslé devint actionnaire et dont elle dirigea l’imprimerie jusqu’en 1884. " Le 2 décembre 1884 (…), Gabriel-Yves-François-Marie Le Bail, agissant en qualité de directeur de la Société Ar Wirionez vend à Alexandre-Marie Le Goaziou et à son épouse Antoinette Le Guilloux, le fonds de commerce d’imprimerie et de lithographie situé à Morlaix, 36 rue de Brest, ainsi que le journal Le Morlaisien qui en dépend (…) ", indique Marthe Le Clech. Le 19 décembre 1885, Julien Letréguilly indique dans Le Morlaisien qu’il a acquis l’imprimerie Le Goaziou, 36 rue de Brest.

Autre imprimeur : François Hamon. " Le 15 octobre 1898, dans l’hebdomadaire qu’il imprime Le Réveil Morlaisien, le maître imprimeur avise sa clientèle qu’il a transféré ses ateliers 19 rue de Brest près de la poste " (et en face de l’Hôtel du Commerce), écrit Marthe Le Clech. En 1904, l’imprimerie est fixée au 36 rue de Brest. " Les presses déménagent à la mi-septembre 1938 et sont installées au n° 18, en face de la Poste dans deux immeubles transformés où s’ouvre aussi un magasin de papeterie et d’articles de bureau et d’écoliers ", poursuit-elle.

Le commerce du bois a été florissant à Morlaix pendant des siècles. En 1881, l’établissement Joncour Frères (Tonnellerie, Bois du Pays et Salaisons d’Amérique) est implanté au 56 rue de Brest. " François Joncour, outre la vente de tonneaux, de bois de chauffage et de charbon, était exportateur de lard d’Amérique ", précise Marthe Le Clech.

Pas question d’oublier la torréfaction et la vente du café. " André Lahellec obtint, le 29 novembre 1926, l’autorisation préfectorale d’installer un torréfacteur industriel dans un hangar, 58 rue de Brest, en bordure du Queffleuth ", indique l’historienne. Impossible également d’ignorer l’impact de l’hôpital. " Le 12 mai 1946, on put s’installer dans le nouvel établissement. L’autre édifice était, depuis 1845, devenu, partiellement sans doute, dispensaire, c’est-à-dire établissement de soins pour femmes atteintes de maladies vénériennes. Il fut transformé plus tard en buanderie (démolie en 1979). L’emplacement est occupé aujourd’hui par un parking municipal ", rappelle Marthe Le Clech. L’asile, annexe de l’hospice civil, connut plusieurs agrandissements. Il est vrai que le nombre de patientes hospitalisées passa de 104 en 1840 à 509 en 1902 et 910 en 1933. " Fin décembre 1970, l’hôpital général de Bélizal s’ouvrit ; la première pierre avait été posée par le Premier Ministre Georges Pompidou le 26 janvier 1967. La capacité (1371 en 1971) et les conditions d’accueil de l’hôpital psychiatrique en furent améliorées ", explique Marthe Le Clech.
Marthe Le Clech : " Bretagne d’Hier : Morlaix ", tomes iv et v.

 

ZPPAUP : un outil pour le patrimoine

"Derrière le sigle peu avenant de ZPPAUP (Zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager) se cache un outil qui a pour ambition d’être à la source du ‘’projet de patrimoine’’ d’un territoire donné, écrit Lorenzo Diez, architecte et urbaniste de l’Etat, architecte des bâtiments de France. Loin de la dérive du tout-patrimoine, cet outil permet, partout où la collectivité le souhaite, de relever les caractères qui fondent l’identité d’un lieu. "

Morlaix abrite un patrimoine historique remarquable avec pas moins de 22 monuments historiques classés ou inscrits. Par ailleurs, 150 maisons à pans de bois sont classés " bâtiments remarquables " (1). C’est pourquoi la municipalité morlaisienne a décidé de se doter d’une ZPPAUP à l’instar de Quimper. Ce nouveau règlement a été élaboré par la Ville en partenariat avec l’architecte des bâtiments de France. La ZPPAUP est une servitude d’utilité publique qui est annexée au document d’urbanisme et qui s’impose à lui. Dans les faits la ZPPAUP se substitue aux anciennes servitudes de protection des abords des monuments historiques et à la règle bien connue du périmètre de 500 mètres autour des monuments historiques. Elle institue des " périmètres raisonnés " adaptés à chaque site, quartier ou édifice à l’intérieur desquels les travaux de construction, démolition, déboisement, transformation, modification de l’aspect des immeubles sont soumis à recommandations ou prescriptions particulières. L’application de ce règlement est assurée conjointement par le service de l’urbanisme de la Ville et l’architecte des bâtiments de France.

Avantages fiscaux
En encourageant la rénovation immobilière grâce à des avantages fiscaux (loi Malraux), la ZPPAUP favorise l’habitat, les propriétaires s’engageant à louer à l’issue des travaux.

A Morlaix, explique Martial Bertrand, responsable du service urbanisme, le périmètre de la zone comprend notamment " le centre historique médiéval et ses extensions du XIXe (quartier de la gare, rues Gambetta, de Paris, de Brest, Villeneuve… ; le bourg de Ploujean et des espaces naturels tels que les côteaux des rivières et les grands secteurs boisés ". A ses yeux, le grand mérite de cet outil est pédagogique : " Les règles sont connues à l’avance alors qu’avant certains pensaient que les décisions se prenaient à la tête du client. La réglementation a été clarifiée, mais l’on n’a pas rajouté une couche supplémentaire ".

Parallèlement, la Ville de Morlaix poursuit ses interventions sur les logements insalubres et certaines copropriétés dont les parties communes sont très mal entretenues.
O.B.
Source Morlaix Mag’ (mars 2004).

 

Les " Carrés " 2004 : trois entreprises à l’honneur
SA Castel, Les quatre saisons et A fer et à flots : voilà le palmarès 2004 des " carrés de la performance, de l’innovation et du partenariat ".

L’édition 2004 des " carrés de la performance, de l’innovation et du partenariat " s’est tenue, jeudi 15 septembre, dans les locaux de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Morlaix. Pour cette neuvième édition, les clubs d’entreprises du pays de Morlaix et des pays du Léon ont récompensé une fois de plus le talent des hommes et des femmes de la région.

A noter que cette édition 2004 était empreinte d’une saveur particulière, puisqu’il s’agissait de la première cérémonie pour Initiatives, club d’entreprises du pays de Morlaix, anciennement appelée association bretonne des créateurs et dirigeants d’entreprises (Abcde).

Placée sous le parrainage de Marc Lamidey, PDG de Brit Air, cette neuvième édition s’est révélée être " un grand cru ". Jacques Jézéquel, le président de Initiatives Club d’entreprises du pays de Morlaix, s’est d’ailleurs réjoui de l’événement qui " participe au dynamisme de la région ".

Soixante entreprises en lice
Cette année, soixante entreprises étaient en lice. " Sélectionnées de façon interactive par un jury, à travers des échanges d’idées, des témoignages et des concertations, les lauréats ont été choisis par élimination ", précise Jacques Jézéquel. Au final, trois sociétés, toutes issues du paysage économique local, ont été récompensées selon trois critères : la performance, l’innovation et le partenariat.

Marc Lamidey, le parrain, a pleinement approuvé les trois critères, qu’il s’est empressé de comparer aux caractéristiques de son entreprise. " Créer un aéroport où aucun avion commercial ne se pose relève de la performance. L’innovation est nécessaire pour pallier ce handicap. Et le partenariat est un élément fondamental, à la base du métier de transporteur. "

Trois récipiendaires ancrés dans le pays
Dans la catégorie innovation, le " carré " est revenu à la société Les quatre saisons, spécialisée dans la production et la commercialisation de confitures. Située à Locmaria-Berrien, la société de Franck Levillain produit 12000 pots de confiture par jour. En 2003, elle a mis sur le marché " Breizella ", une pâte à tartiner déclinée en sept saveurs, qui vient de recevoir le label 2004 Produit en Bretagne.

Le Carré de la performance a été remis à SA Castel, implantée à Landivisiau. Les membres des clubs d’entreprises ont en effet tenu à reconnaître le développement exemplaire de cette société, dirigée par Bruno Madec, qui est passée d’une activité artisanale à une unité d’équipements industriels et agroalimentaires parfaitement rôdée.

Enfin, le Carré du partenariat est revenu à l’association A fer et à flots qui propose une forme de promotion touristique innovante. Très bonne illustration du partenariat, ce projet est devenu réalité grâce à l’implication et au travail en réseau de nombreux acteurs (publics, privés et bénévoles).
E.G.

 

La CAPM lance le SCoT
La Communauté d’agglomération du pays de Morlaix vient de lancer le Schéma de cohérence territoriale (SCoT).

Fini le Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme, place au Schéma de cohérence territoriale. A l’étude depuis 2001, le SCoT fait son apparition sur la Communauté d’agglomération du pays de Morlaix. Une volonté commune des élus et des partenaires locaux.

Institué par la loi relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbains de 2000, le SCoT présente, à l’échelle intercommunale, les grandes orientations d’urbanisme et d’aménagement du territoire. " Le chantier démarre. Le SCoT se veut engageant et pour une longue période, prévient Yvon Hervé, président de la CAPM. Il se veut rassembleur autour d’un grand projet et solidaire dans son cheminement pour une recherche d’équilibre. "

Et Bernard Bizien, responsable de la Commission Aménagement de l’Espace, Habitat et Transports, de rajouter : " Ce ne sont plus des intentions, c’est un document dans lequel nous voulons rassembler toutes les problématiques du territoire dans une seule stratégie politique. "

Elaboré par la CAPM, le SCoT concerne les 28 communes pour une superficie de 680 km2. Il s’inscrit dans une logique de développement et de gestion durables des territoires, qui visent à orchestrer de manière harmonieuse et pertinente la croissance économique, la protection de l’environnement et la cohésion sociale. " Un enjeu d’avenir, même s’il peut paraître ambitieux ", précise Yvon Hervé.

Concertation autour d’un Projet d’aménagement et de développement durable
Le Schéma de cohérence territoriale va servir de cadre de référence pour toutes les politiques publiques menées dans l’agglomération en matière d’habitat, de déplacements, d’équipements et services, de commerces, d’environnement et plus généralement en terme d’organisation de l’espace.

Depuis sept mois, Dominique Le Moullec, chargée de mission, planche sur le dossier. La première phase, jusqu’à décembre, s’attache à " établir un diagnostic, à partir d’une analyse dynamique du territoire ". Pour ce faire, la CAPM lance des ateliers thématiques, lieux de discussion et de débat, en réunissant les " forces vives du territoire ".

De cette étape préalable va ensuite découler le Projet d’aménagement et de développement durable, dès janvier. Etape pivot du SCoT, le PADD définira les priorités et proposera un scénario opérationnel. En 2006, le document d’orientation finalisera le tout, apportant des précisions sur les lieux, les politiques d’aménagement et de développement, les protections, les équilibres à respecter…

La mise en œuvre du SCoT prévoit également une participation renforcée du public, à travers la mise en place d’une concertation et la réalisation d’une enquête publique en octobre 2006. Les habitants pourront donner leurs avis dans les registres mis à disposition dans chaque commune, au siège de la CAPM ou sur son site Internet.
Emmanuelle Gourvès

 

Une gendarmerie maritime à Plougasnou en juin 2005

La brigade de gendarmerie maritime s’installera au port du Diben à Plougasnou en juin 2005. En attendant l’ouverture des locaux administratifs, le maire de la commune et le commandement du groupement de gendarmerie maritime de l’Atlantique ont procédé à la pose de la première pierre des huit pavillons de type 5 destinés au logement des huit gendarmes et des familles. La création d’une brigade maritime répond à un manque sur le littoral de la côte Nord-Bretagne entre Saint-Brieuc et L’Aber Wrac’h. La nouvelle brigade qui s’installera dans l’ancienne maison des chantiers Rolland au port du Diben disposera d’une nouvelle vedette de vingt mètres actuellement en construction au chantier de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Ses missions sont vastes : police générale côtière et en mer, police judiciaire, administrative et militaire, police des pêches et de la navigation, défense du territoire, lutte contre les trafics, secours en mer… Elle devra lutter contre les nouveaux dangers venus de la mer : immigration, trafic de drogue et menaces terroristes. Son rayon d’action ira de l’île d’Ouessant à la baie de Saint-Brieuc. La brigade sera ouverte au public pour des informations telles que la réglementation pour la plaisance, les plaintes pour vols… Les gendarmes seront placés sous le commandement de l’adjudant chef Pascal Trecant qui arrive de Guyane.
Ch.V.

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