Des équipements de survie
de plus en plus performants
Station sécurité des coopératives maritimes basée à Plonéour-Lanvern, la station Bombard travaille à la sécurité des pêcheurs professionnels, des plaisanciers mais compte aussi parmi ses clients les compagnies de ferries, la Marine marchande, la SNSM, les chantiers navals. « Nous mettons au point des combinaisons et des canots de survie, des balises, des équipements de sécurité pour les chantiers », présente Philippe Gonichon, responsable de la station. En plus de la création et de linstallation, la station vérifie régulièrement létat du matériel de sécurité à bord des navires.
La sécurité devenant de moins en moins tabou dans le milieu de la pêche, les innovations se multiplient. Cette année, un nouveau radeau de survie destiné aux bateaux de moins de 12 m a été lancé. « Ces navires côtiers étaient auparavant équipés de radeaux plaisance qui ne se déclenchaient pas automatiquement. Or, sur un bateau de pêche, laccident arrive plus brutalement, et le bateau peut couler à toute vitesse ; il faut donc pouvoir réagir vite. » Ce nouveau canot, prévu pour six personnes, est équipé dun système hydrostatique. Sensible à la pression de leau, il permet de déclencher le canot en 20 secondes. De plus, il est équipé dune lumière de repérage et dun système dévacuation automatique de leau. « Nous allons les arrimer directement sur les bateaux car bien souvent leur mauvais fonctionnement venait, au départ, dune mauvaise installation. Une révision est effectuée ensuite tous les ans. »
Balise avec GPS intégré
Autre progrès pour la sécurité en mer : la balise avec GPS intégré. Auparavant, le positionnement était calculé par satellite. Désormais, la balise émet elle-même son positionnement. Ainsi, le temps dalerte passe de 30 à 10 minutes et la précision de localisation est de 100 m au lieu dun mile. La station travaille actuellement à mettre au point un système dalarme pour homme à la mer, qui pourrait intéresser aussi bien les plaisanciers que les pêcheurs et skippers. « Une équipe suisse a déjà mis au point ce type de système mais il est beaucoup trop cher et encombrant. Or les pêcheurs professionnels ne souhaitent pas être gênés dans leur travail même quand il sagit de sécurité », explique Philippe Gonichon. Le système dalarme en projet pourra donc être intégré au gilet ou fixé au pantalon. Lhomme tombé à la mer, le dispositif émettra un signal pour arrêter immédiatement le moteur du bateau. Un autre signal se déclenchera aussi sur le navire et préviendra le Cross Corsen. Dans le Finistère, les pêcheurs commencent à être très attentifs aux améliorations apportées à la sécurité en mer : « Cest un message qui passe bien aujourdhui, grâce notamment aux femmes de pêcheurs. Environ 60 % de la flotte côtière est très bien équipée. En Méditerranée, ils ont des années de retard ! », souligne Philippe Gonichon.
Emilie Chaussepied
Cotten : toujours
à la pointe en matière de sécurité
La réputation de lentreprise Cotten, créatrice de vêtements de mer, en matière de sécurité nest plus à faire. Pourtant, elle reste toujours précurseur et ne cesse dinnover. « Afin que les professionnels de la pêche portent des équipements de sécurité, ceux-ci doivent aussi être pratiques. Les marins doivent les porter sans sen rendre compte », explique Jorge Rodriguez, responsable commercial. À voir le succès du gilet pêcheur, le pari est réussi. Ce VFI (vêtement à flottabilité intégré) aide à la flottabilité et permet de nager plus facilement. Depuis le 1er janvier 2005, il est devenu un équipement obligatoire à porter dans la zone qui va jusquà 6 miles des côtes. Cest loccasion pour Cotten de sortir un nouveau modèle encore plus performant et confortable : le gilet Baraka. « Nous lavons amélioré en y mettant plus de mousse PVC qui permet déviter que leau ne rentre. Lavantage de cette mousse est quelle ne saltère pas avec le temps. De plus, un accroc dhameçon, une déchirure au couteau ne nuit pas à sa flottabilité », précise Jorge Rodriguez. Une fourrure absorbant la condensation et une poignée de harnais au dos du gilet ont été ajoutées.
Les pêcheurs ne pensent pas toujours à mettre un gilet de sauvetage. Cotten a donc mis au point le gilet flottant automatique. Un coussin dair placé derrière la tête permet le retournement automatique sur le dos de lhomme tombé à la mer. « Afin quun maximum de marins le portent, nous lavons allié à la cotte à bretelle. Il fait partie intégrante de léquipement de travail. » Ce gilet de sauvetage peut être gonflé manuellement ou par un percuteur à pastille qui se déclenche automatiquement. De plus en plus de marins pêcheurs sont séduits par ces équipements, car avec ce type de vêtements, la sécurité ne rime pas avec contrainte.
Emilie Chaussepied